Partis en décembre 2004, Lucie et Réal ont voyagé autour du monde pendant 5 ans avec leur catamaran, le Sol Maria. En novembre 2009, ils ont vendu le Sol Maria et se sont envolés en Australie où ils ont acheté un motorisé pour découvrir cet immense pays. Ils n'ont pas abandonné la vie sur l'eau, ils comptent bien louer des catamarans en Thailande, aux Seychelles ou ailleurs pour renouer avec le plaisir de naviguer de temps à autre.
Bay of Fires sur la côte est de la Tasmanie
Les Diables et les Tigres de Tasmanie !
Juste un peu au nord de Freycinet, nous nous sommes arrêtés dans visiter le fameux Parc animalier de Bicheno, le plus réputé de Tasmanie et ce, spécialement pour aller découvrir, de visu, les uniques et célèbres «Diables de Tasmanie» (Tasmanian Devils). Finalement, le parc avait beaucoup à offrir et nous y sommes restés presque toute la journée !
Mais parlons d'abord des Diables puisque c'était l'objet de notre visite. En effet, il est très difficile d'observer dans la nature ces petits Diables puisqu'il s'agit d'animaux nocturnes. Nous en avions bien vu un passer rapidement près de notre motorisé, un soir à la brunante, et cela ne nous en avait rendu que plus curieux, d'autant plus qu'on en parle abondamment dans tous les parcs nationaux.
Étonnamment, il s'agit d'un marsupial; comme le kangourou, il transporte et nourrit ses petits dans sa poche ventrale, mais là s'arrête la comparaison... Féroce carnassier à la mâchoire très puissante, il ressemble à un petit chien noir avec une ou deux rayures blanches. Il n'existe qu'en Tasmanie et sa population est en danger car elle est malheureusement atteinte à 75% par un cancer de la face transmissible pour lequel on ne connaît pas encore de traitement efficace. Les Diables se battent souvent entre eux et ils s'infligent des blessures qui propagent le cancer. Dans le but de les protéger, on a isolé des populations non infectées dans des parcs spéciaux, un peu partout dans l'État, où ils se reproduisent assez facilement.
Le Tasmanian Devil n'a rien à voir avec l'image qu'en ont donnée les studios Warner Bros, celle d'un Taz tourbillonnant et postillonnant. Cette société serait cependant prête, dit-on, à apporter son aide financière pour la sauvegarde de l'espèce. Pour le moment, ce sont les touristes qui financent ces parcs animaliers et qui assurent la survie du Diable de Tasmanie !
Tant qu'à y être, réglons aussi le cas du Tigre de Tasmanie ! Lui, on ne l'a pas vu... et pour cause ! Voici ce qu'en dit notre Guide de voyage Lonely Planet...
L'histoire du Tigre de Tasmanie (ou thylacine), petit animal carnivore à rayures, autrefois commun en Tasmanie, se conclut de diverses manières, quelque peu divergentes. La première version veut que le dernier spécimen des thylacines, chassés jusqu'à extinction par les colons européens au XIXe et au début du XXe siècle, mourut dans des conditions pitoyables dans un zoo de Hobart en 1936. Ceux qui croient à la disparition du thylacine font remarquer qu'aucun spécimen vivant n'a été découvert depuis lors, et ce malgré le témoignage de centaines de personnes qui assurent le contraire.
Selon la seconde version, ce tigre à rayures mènerait une existence furtive au plus profond de la Tasmanie. Les scientifiques ridiculisent cette suggestion; cependant l'énigme de son existence aidant, le Tigre de Tasmanie est devenu l'emblème de nombreuses sociétés locales. Tout comme le Diable, on le voit partout, sur les t-shirts, les bouteilles de bière et même sur des plaques d'immatriculation !
Freycinet National Park
La plage de Wineglass Bay (photo ci-dessus) est sûrement le site le plus photographié du parc. Il faut bien gravir 600 marches pour atteindre le col d'où on peut apercevoir la baie, le panorama est saisissant ! Une rando en boucle de 5 hres nous a permis d'aller se balader et se baigner sur cette magnifique plage et ce, par une belle journée ensoleillée !
Les ponts de pierre de Tasmanie
Richmond, le plus vieux pont d’Australie (1823)
À 27 km au nord-est de Hobart, Richmond possède quantité de bâtiments datant du 19e siècle. Enjambant la rivière Coal, Richmond servait jadis de poste militaire et abritait, bien sûr… un camp de prisonniers ! Richmond Bridge a été construit en 1823 par des ¨convicts¨ et c’est le plus vieux pont d’Australie. Il est joli n’est-ce pas ?
Péninsule de Tasman
Bruny Island
Hobart, capitale de la Tasmanie
L’ouest de la Tasmanie
Rencontre avec les ¨Grey Nomads¨
La côte Nord-ouest de la Tasmanie
- près de Wynyard, le ¨Table Cape¨, un plateau suspendu au-dessus de la mer qui offre une vue inégalée de la région;
- le promontoire de ¨Fossil Bluff¨ où on retrouve sur la plage de grosses roches de grès friable qui abrite une multitude de fossiles marins (surtout des coquillages); c’est sur ce site qu’a été retrouvé le plus ancien fossile de marsupial de l’Australie (20 millions d’années);
- l’eau turquoise et le sable fin (on se croirait en Nouvelle-Calédonie) de la plage de Boat Harbour;
- ¨The Nut¨, une formation volcanique de 152 m de haut sur le bord de la mer à Stanley; la montée ardue mais courte est vite oubliée grâce à la vue magnifique que l’on a du sommet.
Blue Moutains National Park (New South Wales)

Sydney (New South Wales)


Lower Hunter Valley (New South Wales)

Dorrigo National Park et Cathedral Rock National Park (New South Wales)

Sunshine Coast et Gold Coast

Bundaberg
Une fois l’achat de notre Kea finalisé, nous quittons Brisbane pour monter un peu vers le nord, vers Bundaberg, sur la côte, le point d’atterrissage de nombreux voiliers qui traversent depuis la Nouvelle-Calédonie. En effet, nous avions confié à nos amis français, Betty et José du catamaran Nan Fong, quelques caisses de nos effets personnels ce qui nous a évité un important excédent de bagages sur l’avion. Eux étaient retournés en France pour la période des Fêtes mais nos bagages nous attendaient bien sagement sur leur catamaran installé en cale sèche à Bundaberg. Nous avons aussi profité de l’occasion pour renouer et saluer avec quelques autres bateaux amis également abrités à Bundaberg pour la saison cyclonique. Au fil de ces 5 ans avec le Sol Maria, nous avons fait plusieurs belles rencontres et il est sûr que, même si nous n’avons plus de bateau, nous entretiendrons très précieusement ces liens d’amitié.
Par ailleurs, Bundaberg, 55 000 habitants, a su préserver une rare élégance : des larges rues bordées de palmiers, des vieilles demeures de style Queenslander (grandes galeries couvertes d’un toit et courant sur les 3 côtés) et, autour, d’immenses champs de canne à sucre pour alimenter la distillerie de rhum locale reconnue à-travers le pays et plein d’arbres fruitiers. C’est la saison des mangues, pas besoin de vous dire qu’il y en a tous les matins pour le petit déjeuner !
Notre nouveau toit : notre motorisé Kea Endeavour

Brisbane, capitale du Queensland

AUSTRALIA, DOWN UNDER !

- 21 millions d’habitants dont la plupart vivent sur la côte est entre Melbourne et Brisbane;
- 24% des Australiens sont nés à l’étranger et 40% ont des origines mélangées;
- seulement 2,2 % de la population est d’origine aborigène; les aborigènes vivent surtout dans les territoires du nord;
- 25 800 km de côtes et plus de 7 000 plages;
- le pays s’étale grossièrement du 10e degré au 45e degré de latitude sud… pour vous donner une idée, si on reporte ces latitudes au nord de l’équateur, le pays s’étendrait de Montréal jusqu’au Costa Rica !
- les pays voisins sont, au sud-est la Nouvelle-Zélande et au nord, l’Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée;
- un pays jeune… colonisé par les Anglais à compter de 1788 : ils y envoyaient leurs ¨convicts¨ (prisonniers ou forçats); on raconte que la première flotte de 11 navires qui arrive à Sydney en 1788 compte 751 prisonniers plus 250 militaires et leurs épouses… en Angleterre, à cette époque, les prisons étaient bondées… les sentences étaient donc, dans un ordre croissant : le fouet, l’embarquement forcé sur un navire de sa majesté en tant que matelot, l’exil en Australie et la pendaison !
- la déportation des ¨convicts¨ cesse dans les années 1840 et en 1851, on découvre de l’or dans l’est et le centre du pays ! S’en suit une foule d’émigrants anglais, irlandais, écossais et européens mais aussi chinois;
- les sports les plus populaires : le rugby et le cricket… à découvrir !
- jadis patrie des buveurs de thé et de bière, l’Australie se tourne de plus en plus vers le café et le vin; reconnu comme l’un des meilleurs du monde, le vin australien est aujourd’hui l’une de ses principales exportations… belles dégustations en perspective !
- quand il fait chaud au sud, de décembre à février (25-30C) c’est torride au nord (40-45C); il faut donc bien suivre les saisons pour voyager agréablement dans le pays
- le pays est divisé en 6 états : le Queensland au nord-est, les Nouvelles Galles du Sud au sud-est, Victoria à l’extrême sud-est, l’Australie méridionale au centre sud, les Territoires du Nord au centre nord et l’Australie occidentale qui occupe tout l’ouest, un tiers de la superficie du pays;
- nous commençons donc notre découverte de l’Australie par l’état du Queensland dont la capitale est Brisbane. Bienvenue en Australie !
Nouvelle-Calédonie, 1er septembre au 22 novembre 2009

Le Sol Maria est arrivé en Nouvelle-Calédonie
Nouméa, 1er sept 2009
Après 5 jours et 6 heures de traversée depuis les Fidji, le Sol Maria est en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, la capitale.
Nous avons eu du bon vent pour les premiers 36 heures, 25-30 nœuds, grand largue avec une grande houle qui nous berçait mais la mer s’est aplatie peu à peu et le vent s’est essoufflé de sorte que, comme à l’habitude, nous avons terminé le passage à moteur… !
Cela fait tout drôle d’entendre parler français dans les rues ! Nous sommes bien heureux de retrouver la baguette et le vin français ! Nous partons à la découverte du plus grand lagon au monde,
* Kava : La racine de kava sert à faire une boisson qui a des effets relaxants voire même anesthésiants. Toutefois le kava est plus qu’une boisson ou une coutume, c’est un lien social. Le cérémonial qui accompagne la prise de cette boisson est un moment fort qui rythme le quotidien des Fidjiens. La boisson elle-même n’est qu’une racine pilée et mélangée à de l’eau (pas un goût extra selon nous !). Le kava provient de la racine d’un arbuste de la famille des poivriers. Ce n’est pas une drogue ni un alcool et aucune accoutumance n’est à craindre. Beaucoup moins dommageable socialement que l’alcool, le kava a d’ailleurs été réintroduit au Vanuatu et en Nouvelle-Calédonie où il avait été banni par les missionnaires.
Nous avons été invités à quelques reprises à la cérémonie du kava en fin de journée, voilà comment cela se passe… Les hommes (les femmes y sont rarement présentes, si elles le sont, elles boivent à la fin) sont assis sur un mat (un tapis tressé de feuilles de coco) sous un abri, il faut se déchausser et s’asseoir les jambes croisées (en indien comme on dit chez nous). Le premier bol est toujours pour le chef du village puis c’est le chef des invités qui prend la suite, dans notre cas, notre capitaine Réal ! Quand votre tour arrive, le kava est versé dans une coque de noix de coco, il faut le boire (au moins au premier tour, ce serait impoli de refuser); avant de boire votre bol, on frappe une fois dans les mains et on dit Bula. On boit puis on remercie en disant Vinaka et on frappe trois fois dans les mains. D’une manière générale à chaque gorgée avalée par quiconque, on frappe trois fois dans les mains. Disons que l’expérience est intéressante socialement parlant mais pas nécessairement concluante d’un point de vue gastronomique !
Autre élément culturel intéressant… «Fijian Time» ! Aux Fidji, la notion d’horaire est chose abstraite, voire même fantaisiste. On ne trouve d’horloge nulle part et vous verrez rarement un Fidjien avec une montre ! «Fijian Time» aiment-ils répéter ! Il s’agit d’une conception de vie qui consiste à considérer que les choses arrivent quand elles arrivent, si toutefois elles arrivent ! On vit ici au ralenti, le temps qui passe n’est pas une grande réalité, la douceur de vivre n’en est que plus importante !
Il y aurait encore beaucoup à dire sur les Fidji mais nous nous en voudrions de passer sous silence la grande présence du peuple Indien aux Fidji. Sur les 900 000 habitants qui peuplent les Fidji, 51% sont d’origine Fidjienne et 41% d’origine Indienne (Inde). Il est donc courant de voir dans les rues ces jolies indiennes drapées de leurs plus beaux saris et de humer les saveurs exotiques de la cuisine indienne. La position des Indiens aux Fidji est toutefois un peu délicate. Cela fait plus de 125 ans que les premiers Indiens sont arrivés aux Fidji pour être exploités dans les plantations de canne à sucre (ils ont été amenés par les anglais car les Fidjiens étaient des pêcheurs et cultivaient peu la terre). Les Indiens vivent regroupés en communautés mais ne peuvent acheter la terre sur laquelle ils vivent, seuls les Fidjiens de souche peuvent posséder un terrain. Cela crée évidemment des tensions entre les groupes et le gouvernement où de plus en plus d’Indiens sont représentés a du mal à gérer cette réalité.
Sol Maria a Fidji !
Bula !
Le Sol Maria est arrivé à Suva, Fidji, tôt ce matin à 04h00 après un dernier 60 milles avec du vent dans le nez.
La traversée aura donc pris 6 jrs et 16 hres soit 16 hres de plus que celle dans l'autre sens en novembre dernier. Ce n'est donc pas un record mais nous sommes bien contents d'être arrivés. Il fait beau et chaud, plein de palmiers et une végétation tropicale à souhait !
Nous attendons les autorités (santé, douanes et immigration) qui viennent sur le bateau, nous n'avons pas le droit d'aller à terre avant leur visite. C'est différent d'un pays à l'autre, ici, ils prennent ça au sérieux ! De toute façon, on a de quoi à s'occuper. Il faut aussi faire le changement de garde-robe, on est passé de 5-15 C à 22-28 C !
On vous revient un peu plus tard, grosses bises à tous et surtout, grands grands mercis à mon frère Jacques pour son plus que fidèle suivi météo digne d'un professionnel !
Le Sol Maria en route pour les Fidji
Notre traversée océanique Nouvelle-Zélande - Fidji progresse bien. Après 4 jours, il nous reste 30 heures à faire sur un total de 160; nous y sommes donc presque !
Nous avons eu des belles journées (et nuits) de navigation avec du bon vent, 20 à 30 noeuds de l'est, qui nous faisaient faire de bonnes vitesse, 8-10 noeuds. Il y a eu aussi des journées de pétole (comme disent les français), c'est-à-dire sans vent, qui ont fait ronronner nos nouveaux moteurs. Le capitaine adore leur son et apprécie énormément les nouvelles hélices à 3 pales qui ont réduit de beaucoup la vibration en comparaison aux 2 pales d'origine.
Un peu de pluie au début mais nous naviguons maintenant sous le soleil et pouvons déjà sentir le vent chaud des îles. Quel bonheur !
La météo nous annonce une mer calme et des vents très faibles d'ici la fin de notre traversée, la nouvelle écurie du Sol Maria sera donc bien sollicitée d'ici à notre arrivée à Suva dans l'Île de Viti Levu.
Le capitaine étraînera demain son cadeau de Noel et nous comptons bien manger du bon poisson frais à notre arrivée à Suva. Il doit y avoir du poisson dans ces eaux parce, depuis notre départ, nous voyons des albatros qui planent autour du Sol Maria. Quels oiseaux exceptionnels, impressionnants avec leur 2 mètres d'envergure d'aile ! Nous avons même eu l'occasion de les voir amerrir tout près du catamaran ! Merci la vie !
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Opua, 16 mai 2009
Whangarei, 15 avril 2009
Comme toujours les travaux de cale sèche sont plus longs que prévu et ils réservent des surprises ! Cette année, les surprises furent de taille !!!
D’abord, il a fallu enlever (décaper et sabler) toute la peinture anti-salissure (les 3 couches d’anti-fouling) car elle n’avait pas bien adhéré l’an dernier et se défaisait par plaque ! Un travail épuisant qui consiste à d’abord décaper, gratter puis sabler… pendant près de 2 semaines, 6 heures par jour ! Heureusement qu’on a un jeune capitaine pétant de santé !
Ensuite, ce sont les moteurs qui se sont avérés fatigués… ça se comprend… 7500 heures de loyaux services… les mécanos ici en NZ n’avaient jamais vu ça. Ce type de moteur est reconnu pour faire environ 5000 heures alors il est temps de les mettre à la retraite. À vrai dire, ce ne fut pas une surprise… on s’attendait à devoir les changer cette année ou l’année prochaine. Finalement, nous sommes bien contents de le faire ici, nous naviguerons l’esprit en paix la prochaine saison sans compter qu’il est beaucoup plus facile et économique de les changer ici qu’au milieu de l’Océan Pacifique !
Tout ça a fait que notre cale sèche se prolonge… ce sera probablement 4 semaines au lieu de 2 mais bon, ce n’est pas si grave, autant faire ici tous les travaux requis, rien ne presse, d’un point de vue météo, pour traverser vers les Fidji avant le début mai de toute façon. Nos voisins sont bien sympas et eux aussi ont des gros travaux à faire alors on s’encourage mutuellement !
Bon printemps aux québécois !
Whangarei, 27 mars 2009
Finies les vacances ! Les travaux de cale sèche commencent !
Nous sommes rentrés à la marina de Whangarei où le Sol Maria nous attendait bien sagement. Puis, ce fut la sortie de l’eau, un moment toujours un peu stressant et en même temps excitant. Le chantier que nous avons choisi est spécialisé dans la sortie des catamarans, c’est d’ailleurs le seul qui le fait à Whangarei. Il faut des équipements spéciaux tels cette remorque hydraulique. Le procédé est simple mais délicat. Le catamaran se positionne dans la rampe à marée haute; au fur et à mesure que la marée se retire, le catamaran vient se poser sur ses quillons et on se retrouve incliné à environ 10 degrés mais on a l’impression que c’est 30 degrés quand on circule dans le bateau. À marée basse, un gros tracteur recule une remorque sous le bateau entre les deux coques. Ils positionnent des gros 6x6 en bois aux points d’appui et ils soulèvent ensuite le bateau avec les leviers hydrauliques de la remorque. C’est une manœuvre délicate car tout le poids du bateau (14 tonnes) repose sur ces points d’appui. Il faut donc que ceux-ci aient été bien positionnés vis-à-vis les structures portantes du cata sinon crac… !!! Heureusement, le tout s’est bien déroulé, on nous a posé tout doucement ensuite sur notre aire de travail qui, par chance, est située le long de la rivière, donc vue sur l’eau et la marina voisine.
Nous vous faisons grâce de la liste des travaux à faire en cale sèche mais disons que les plus importants sont : refaire la peinture sur les coques (anti-fouling) sous la ligne de flottaison, grand ménage du printemps intérieur/extérieur, vérification et entretien des moteurs, des composantes électroniques et mécaniques, du gréement, des hélices etc.
On prévoit deux semaines de travaux, sans compter les inattendus qui peuvent prolonger un peu ce temps de cale sèche. C’est une période de travail intense mais cela fait partie de la vie de bateau ! On bosse fort pour avoir un bateau nickel qui nous permettra de naviguer de façon agréable et sécuritaire pour la prochaine saison.
Sur le chantier, la fraternité marine est plus que jamais présente. Les équipages échangent les informations, tout le monde donne son avis… la meilleure peinture, le meilleur mécano, les meilleurs fournisseurs, les meilleurs prix ! Toutes les langues sont présentes, nos voisins sont sud-africains, américains, suisses, hollandais, allemands et espagnols !
















